Novembre 2019

Yōkai, Exposition collective avec Hermine Anthoine, Fred Le Chevalier, Hélène Muheim, Eudes Mechichetti

Exposition du 31 octobre au 30 novembre 2019

Vernissage Jeudi 31 octobre  18H-21H

Espris, fantômes et monstres nippons arrivent au 57 rue des Cascades.

Attention, ils débarquent !

C’est avec un grand plaisir que nous vous présentons une exposition sur le thème des Yōkai en cette période de Toussaint et de commémoration des défunts.

Les Yōkai sont des monstres ou créatures surnaturelles issues du folklore japonais. Esprits, démons ou encore fantômes, on les retrouvait déjà représentés sur des toiles, estampes ou décrits dans des livres bien avant le Moyen Âge. Ils ont notamment été très populaires auprès des artistes peintres de l’ère Edo (1603-1868). Encore de nos jours, ils inspirent beaucoup dans le domaine de la peinture, le manga, le jeu vidéo ou encore le cinéma.
Leur comportement varie de l’espièglerie à la malveillance. Les Yōkai possèdent souvent des attributs d’animaux, comme le Kappa qui ressemble à une tortue. Ils peuvent avoir des traits humains ; certains ressemblent à des objets inanimés et d’autres sont dépourvus de formes perceptibles.

Les visiteurs pourront découvrir le mysterieux monde des Yōkai vu par quatre artistes français. Hermine Anthoine, Fred Le Chevalier, Hélène Muheim et Eudes Menichetti nous dévoilent leurs interprétations.
Quatre visions et de multiples bestioles fantomatiques envahiront l’espace de la galerie.

Septembre – Octobre 2019

Exposition de Eudes Menichetti

Les visages de mes nuits

Exposition du 26 septembre au 26 octobre 2019   Vernissage samedi 28 septembre 17H-21H

Au détour d’une balade, dans une rue sans prétention, vous êtes peut-être déjà passés devant sans les voir. Ces demeures qui abritent des artistes pas si anonymes. Elles valent cependant qu’on s’y arrête, qu’on s’y engouffre.

A Montreuil, dans une longue rue montante insipide, se cache une adresse. Dès l’entrée, le questionnement s’impose. Trois portes pour un seul même numéro. Une sonnette discrète, presque cachée. On sonne, et c’est une autre porte qui s’ouvre. Entre le saule tortueux qui n’en fait qu’à sa tête et les fleurs de passiflore qui explosent dans tous les sens, l’atelier.

Ceux qui rendent visite à Eudes Menichetti ne peuvent rester insensibles à son murs d’outillages, ses premières toiles autobiographiques qui côtoient les derniers tableaux de résine ou de caoutchouc, ces œuvres qui rappellent des bas reliefs ou des trophées. On y devine la posture de l’artiste, le travail besogneux de l’artisan, le geste précis d’un maître d’orfèvrerie. Sur un mur, un portrait de Sean Connery époque James Bond semble s’amuser de ce joyeux bazar. Sur une tablette, une bien ancienne encyclopédie Universalis de Diderot – les livres d’anatomie attirent Eudes Menichetti comme les contes ou les bandes dessinées de super héros qu’on chérissait quand on était petits – en passant, notre regard s’arrête sur sa collection de capsules, d’étiquettes de tablettes de chocolat Merveilles du monde, papiers de Malabar, et autres emballages de P’tit Louis.

Et puis il y a ce bout de table, en face de la grande et majestueuse silhouette de Norrin Radd en laiton chromé. Hier y étaient posées des assiettes fêlées remplies à ras bord de clous, de micro babioles qu’il cloutait, soudait, collait pour créer un balai ou une canne… Aujourd’hui le bout de table déborde de tubes de peinture à l’huile digne du grand père, d’une époque révolue. Oui, il les a ressorti de sa boite à malice. Ces vieux tubes rabougris et pourtant toujours fidèles au poste.

Notre attention est stimulée en tous sens, la conversation s’anime, et le temps passe à vive allure. Il est temps de dire au revoir à l’artiste.

L’interminable longue rue insignifiante ne nous importe plus. Notre esprit est bien ailleurs. C’est qu’il y a une chose que l’on ne vous dit pas. Une empreinte qui marque l’esprit de toute personne sortant de chez Eudes Menichetti. Un sujet que l’on a pas abordé durant la visite.

Sur le chemin du retour, ils défilent, défilent. Et l’un d’entre eux s’impose. Oui, c’est lui. Philippe, Jacques, Simone ou Gustave. Un de ces petits portraits peints à l’huile disséminés ici et là dans la demeure de Eudes Menichetti. LE Portrait que l’on rêve secrètement d’avoir avec soi depuis toujours. Le bon. Lui, oui, lui.  

Ces petites merveilles n’ont jamais quitté l’atelier de Eudes. Les plus anciens portraits à l’huile datent du début des années quatre-vingt dix. Certains surgissent la nuit. Eudes Menichetti est parfois hanté par des portraits qu’il se hâte de retranscrire, avant que le songe ne se volatilise en poussière. Le résultat n’est jamais aussi parfait que celui dont il a rêvé. Enfin, c’est ce qu’il dit.

Ainsi, de temps à autres, il ressort ces pinceaux et ses tubes. Loin des idées de frontière ou de hiérarchie, il enrichi sa famille de portraits. Sans se cloisonner dans l’idée fixe de dépeindre parfaitement le visage d’un proche, il travaille par instinct. Sur une toile, sur une planche, sur ce qu’il déniche. Mine de rien, la famille de portraits s’étoffe. 

On y trouve parfois un délicieux clin d’oeil à Rouault ou à Kees Van Dongen. Qu’ils effleurent le fauvisme, l’expressionnisme ou même l’art brut, les petits portraits de peinture à l’huile de Eudes Menichetti dépassent le temps qui passe, transcendent toute observation stylistique. Leurs silences nous transportent tout simplement là ou il fait bon être. Dans un temps que l’on ne connaît pas, qui ne nous appartient pas, et qui pourtant ronronne délicieusement au plus profond de nous depuis toujours.

HORS LES MURS & MORE

Catarina Rosa et Laurent Debraux participent à l’exposition Le silence du mouvement au
Pavillon Carré de Baudouin, 121 rue de Ménilmontant 75020 Paris
Vernissage le 16 septembre 2019, 18h30

Florence Brodard participe au Salon Réalité Nouvelle. Du 19 au 21 octobre 2019. Parc Floral de Vincennes.

Clémentine Dupré invitée à la 25ème Biennale Internationale de Vallauris.  Jusqu’au 4 novembre 2019.
Clémentine Dupré participe à Design September, Group Show / Modern ceramics. Du 7 au 30 septembre 2019. Bruxelles.

Laurent Debraux invité à la Biennale d’art contemporain « Jours de Lumière » à Saint Saturnin du 27 au 29 septembre 2019.

Ado, oeuvres exposées dans le cadre de l’exposition « Gigantisme », Pole d’art contemporain de Dunkerque. Cette nouvelle Triennale en Europe a lieu du 4 mai 2019 au 5 janvier 2020.

 

Expositions

Laurent Debraux  24 mai – 22 Juin 2019

Laurent Debraux 24 mai – 22 Juin 2019

Exposition "Le temps passe". Vernissage 6 juin 2019.  Laurent Debraux conjugue le mouvement, presque indescriptible, à une réflexion qui…